« Le Jour où la Parentalité Positive m’a gonflée » – Ma réponse

"Le Jour où la Parentalité Positive m'a gonflée" - Ma réponse

La blogueuse Shivamama a posté en août 2017 un article intitulé « Le jour où la parentalité positive m’a gonflée », dans lequel elle décrit le caractère mièvre et culpabilisateur de l’approche et de ses tenantes

Le post relayé sur le net a vite fait des émules. Procès injuste à la parentalité positive qui soulage plus les familles qu’elle ne les fait souffrir. Mais surtout, le post se fonde sur cet éternel malentendu sur ce qui serait « positif ». J’y reviendrai dans un article futur.

En attendant, je vous livre ici le commentaire que j’ai écrit en-dessous de son article mais qu’à ma connaissance, elle n’a pas publié…

D’ailleurs entre temps, l’article de Shivamama a disparu, et c’est mieux comme ça! 😅

Hello!

Me voilà sur cet article que tu as joliment écrit, alors que je pourrais ne pas y être la bienvenue puisque je fais partie de ces personnes fustigées dans tes écrits: Carrément! Je suis accompagnante en parentalité positive et même pire, je créé mes propres modules de formation… Aïe!. Alors, attends, j’ai bien compris que je n’étais pas là pour faire ma pub, hein? On est d’accord.

Non, je suis là pour te témoigner ma simple compréhension (car moi aussi je vois et je lis ce que tu lis et quelques fois, j’en ai marre qu’on nous dépeigne un tableau idyllique où tout serait super simple), mais qu’en même temps je connais beaucoup d’auteurs qui ne pensent pas que ce soit si simple et l’écrivent. Ne serait-ce que Dan Siegel a prêté une attention particulière à préciser à la fin de ses livres qu’il lui est arrivé de gérer comme une M**** certaines situations en donnant de concrets exemples.

Et c’est normal. la parentalité positive, ce n’est pas un parent positif tout le temps. Non! C’est une envie, un désir profond de faire ce qui est positif pour la relation et le développement de chacun. On peut aimer son enfant et le battre. L’amour n’est donc pas la question fondamentale!

Alors accompagnant parental ou parent qui exerce dans un autre domaine d’activité, nous crions, rageons, tempêtons, baissons les bras de désespoir ou les levons de colère, et comme toi, nous cherchons à nous améliorer. Nous essayons de le faire le moins possible. Et quand cela nous arrive, nous nous excusons, nous réparons, nous essayons d’en parler tous ensemble.

Pour autant, ta description de ta famille et ton comportement est celui typique d’une personne qui tente de mettre du sens et de la responsabilité à son rôle de parent, tout en admettant qu’elle n’est pas parfaite; avec humilité. C’est cela être une mère « positive ».

Bien à toi et en te souhaitant encore bonne continuation!

 
Edit Javier 2026: Que s’est-il passé depuis ? Caroline Goldman a percé dans les médias avec ses recommandations de time-out, mais elle a du quitté les maternelles. Le ménage a nécessairement été fait dan sale monde de l’éducation positive qui tenait un discours confusant pour certains parents. Est-il possible de poser u cadre ? De parler des limites ? Certaines personnes sont allées trop loin en confondant le style démocratique et le style permissif, bien analysé par Diana Baumrind. Mais l’éducation positive renaît de ses cendres et de cette tourmente. car il n’y a pas d’autre modèle possible ni valable.

Charlotte Uvira Fondatrice, Directrice et formatrice de l'Ecole des Formations PositivesJe m’appelle Charlotte Uvira. Auteure de cet article, j’ai à coeur depuis 2013 de clarifier ce qu’est vraiment l’éducation positive, qui est pour moi le seul et unique modèle d’éducation possible pour les enfants. C’est un modèle sain basé sur différents modèles et connaissances scientifiquement prouvés. 

J’accueille en formation des mamans et professionnelles désireuses d’avoir une action similaire dans la société.

Directrice de l’Ecole des Formations Positives; je suis aussi l’auteure de plusieurs livres que tu peux découvrir sur Amazon.

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