Coaching parental : pourquoi les parents résistent et comment en faire un levier ?

coaching parental quand le parent ne fait pas ce qu'il s'était engagé à faire

C’est une scène que toute coach parentale vit un jour ou l’autre. Le parent est là. Il acquiesce, il prend même des notes, il repart avec une piste. Et à la séance suivante, rien n’a bougé. Ou pire : il revient fermé, négatif… voire ne revient pas. Le blocage est le même, les mots pour le décrire sont identiques, et parfois la résistance est accrue.

Le réflexe naturel est de chercher ce qui cloche du côté du parent.
Manque de motivation ? De volonté ? De réelle implication ? Oubli ?

Et si la vraie question était ailleurs ?

Et si la résistance, loin d’être un obstacle à surmonter, était un signal ? Le signal qui t’explique ce que le parent vit vraiment, sur ce qui n’est pas encore accessible pour lui, sur ce que l’accompagnement n’a pas encore touché ?

C’est l’idée de cet article. En somme, la résistance n’est pas le problème de parent.

C’est une information.

Et entre les mains d’un coach qui sait la lire, elle devient un levier.

Nous allons explorer pourquoi elle apparaît, comment la reconnaître, ce qui permet de la prévenir et surtout, comment l’exploiter vraiment plutôt que de la fuir.

 

 

1. Pourquoi certains parents résistent ? Au moins 6 raisons possibles...

Un parent qui vient en accompagnement n’est pas une page vierge de tout récit. Il arrive avec des années de messages intériorisés, souvent implicites et peu clairs sur ce que signifie être un bon parent, sur ce qui est de l’ordre de sa responsabilité et sur ce qui selon lui dépend de son enfant.

Cause 1 - L'impuissance face à la vie

Les travaux d’Albert Bandura sur le sentiment d’efficacité personnelle montrent que la croyance en sa propre capacité à changer est l’un des prédicteurs les plus puissants de l’engagement dans un processus d’accompagnement (Bandura, 1997). Un parent qui ne se croit pas capable responsable, qui ne pense pas pouvoir faire autrement aura du mal à s’investir.

Cause 2 - Les récits dominants du parent

À cela s’ajoutent ce que Michael White appelle les « récits dominants ».

Il s’agit d’histoires héritées de l’enfance et de la vie de famille qui dirigent les comportements beaucoup plus profondément que les intentions conscientes (White & Epston, 1990). Changer sa façon d’être parent cela peut signifier manquer de gratitude ou de loyauté envers tout ce que nos parents nous ont transmis et donné.

Cause 3 - La résistance à la réorganisation de l'image de soi

Et puis, il y a une ambivalence, bien naturelle: Vouloir changeront  ET vouloir rester comme on est n’est pas si contradictoire, c’est même la condition humaine. Le modèle transthéorique du changement de Prochaska et DiClemente (1983) rappelle que le passage à l’action nécessite une réorganisation de l’image de soi. Ce processus prend du temps.

Cause 4 - La honte parentale

Il y a une émotion qui traverse presque tous les parents qui résistent, et qu’on nomme rarement : la honte.

La honte est différente de la culpabilité. La culpabilité dit « j’ai fait quelque chose de mal », et peut mener à une action réparatrice.
La honte dit « je suis quelqu’un de mauvais » et elle paralyse.

Les recherches montrent que la honte chez les parents est directement associée à une moindre recherche d’aide professionnelle (Dunford & Granger, 2017). Autrement dit : plus un parent a honte de ce qu’il vit, moins il est capable d’utiliser le soutien qu’on lui propose, même quand il est venu le chercher.

En séance, la honte ne se montre pas toujours en pleurs. Elle se montre souvent en minimisation (« c’est pas si grave »), en glissement sur l’enfant (« c’est lui le problème »), ou en accord de façade: acquiescer pour ne pas avoir à s’exposer davantage.

impact styla attachement coaching parental

Cause 5 - Les styles d'attachement insécurisants

Le style d’attachement de l’adulte, forgé dans les premières années de vie et réactivé dans toute relation de soutien, est l’un des prédicteurs les plus puissants du comportement en situation d’aide (Mikulincer & Shaver, 2007). Deux profils produisent des résistances radicalement différentes:

Le parent à attachement évitant-détaché se présente comme quelqu’un qui gère. Il minimise ses difficultés, valorise son autonomie, tend à rejeter toute forme de dépendance. Ce parent résistera aux questions trop intrusives, aux relances émotionnelles, et à tout ce qui ressemble à de la vulnérabilité. Il a besoin d’un espace où ses compétence sont valorisées avant sa fragilité.

Le parent à attachement anxieux-préoccupé présente le profil inverse. Son système d’attachement est hyperactivé et il cherche de la réassurance, revient en boucle sur les mêmes inquiétudes, a du mal à utiliser le soutien de façon productive même quand il le reçoit. Il parle beaucoup, il est émotionnellement présent, mais il tourne en rond. La résistance n’est pas dans l’évitement, mais dans l’impossibilité de passer de la compréhension à l’action. Il a besoin d’une sécurité affective solide pour avancer.

Cause 6 - La menace identitaire

Pour certains parents, changer sa façon, c’est menacer une identité centrale.

L’Identity Process Theory de Breakwell (1986) distingue la résistance au changement comportemental de la résistance à la menace identitaire. La première se traite avec des outils et du soutien. La seconde est d’une autre nature : elle active des mécanismes de protection profonds, indépendamment de la volonté consciente du parent.

Un père qui a grandi avec un modèle autoritaire ne résiste pas parce qu’il manque d’information sur l’éducation positive. Il résiste parce que changer signifie implicitement que son propre père avait tort, et que lui-même, en ayant reproduit ce modèle, a peut-être abîmé quelque chose. C’est une charge psychologique que beaucoup de parents ne peuvent pas porter seuls, sans un espace sécurisant pour la nommer.

Cette résistance identitaire est souvent la plus difficile à lire, précisément parce qu’elle ne ressemble à rien. Le parent n’argumente pas, ne fuit pas. Il est là, il écoute, il comprend. Et il ne change pas. Parce que le vrai obstacle n’est pas cognitif.

 

Les points de vigilance selon la résistance que tu as identifiée

A ce stade, si tu accompagnes les parents, tu te demandes ce que tu dois faire pour chaque cause de résistance.

Voici un tableau qui résume ce qui doit être tes points de vigilance. Dans une partie suivante, je vais t’expliquer sur quels aspects tu devras rendre ton plan d’accompagnement solide.

Parce que les résistances s’expriment et s’enracinent dans les défauts de posture et d’accompagnement du coach…

résistance au changement cause et actions

 

 

pourquoi le coaching n'avance pas

 

 

2. Du côté de la consultation, les 5 formes d'expression des résistances pendant l'accompagnement

Quand le parent est en proie avec les résistances dont nous avons parlé. Il va utiliser plusieurs manières de les exprimer.

Ce qu’il faut savoir c’est que ce sont la structure même de l’accompagnement et la posture du coach qui vont permettre aux résistances de s’exprimer. Le coach a donc un rôle clé pour lever les résistances.

« La résistance est souvent le signal que l’accompagnant pousse dans une direction que la personne n’est pas encore prête à prendre  ou ne peut pas prendre seule. » — Miller & Rollnick, 2013

A continuation, nous allons voir les 5 formes de résistances, leurs causes et comment le coach pourra les lever.

 

Forme de résistance 1: le parent donne un accord de façade

C’est le cas du parent qui acquiesce. Il dit oui. Il sourit. Il donne même des signes d’implication en criant ou en promettant un email (qui ne viendra jamais). Et à la séance suivante, il n’a rien fait.

Ce type de résistance est difficile à repérer car il se produit sans aucune friction visible.
Il s’agit seulement de la non-réalisation de ce qui avait été décidé.

👉 Pour nous professionnelles formées, cela peut indiquer 3 causes et donc 3 possibilités de réajuster l’entretien:

  • la relation coach / parent n’est pas bien installée. le parent n’est pas assez en confiance.
  • la demande n’a pas été assez bien définie (peut-être y avait-il une demande implicite non éludée)
  • le coach a délivré des conseils qui ne s’adaptaient pas vraiment à la réalité ou aux besoins du parent.

 

Forme de résistance 2: Le parent qui contre-argumente de manière (presque) systématique

Donc ce contexte, le parent botte en touche pour chaque piste ou action envisagée. Il se défend.

Ce comportement est très souvent déclenché par une attitude du coach pas assez centrée sur l’écoute du parent et qui devient une séance de conseil. Plus il est conseillé et orienté dans une direction, plus le parent recule. Cette réaction peut aussi être le résultat d’une menace identitaire perçue par le parent ou d’u attachement évitant. Sa réaction est 100% naturelle puisqu’il perçoit une atteinte à son autonomie.

👉 Pour nous coach parentales formées, on pourra identifier que le plan d’action n’appartient pas au parent et qu’il a été mis en oeuvre par le coach (qui est donc sortie de son cadre). Le coach peut aussi s’intéresser à lever l’atteinte identitaire en invitant le parent à nommer ses forces.

 

complicité coach parent

Forme de résistance 3: Le parent change de sujet (évitement)

Le coach est face à un parent qui ne répond pas vraiment aux questions. Il élude, fait des aparté, détourne l’attention sur son/sa partenaire ou sur l’enfant ou bien généralise (« tous les enfants font ça ») pour diluer ce qui est personnel . Et cela arrive surtout s’il doit se remettre en question, s’engager ou la conversation s’approche d’un point sensible.

L’évitement est l’une des stratégies de régulation émotionnelle les plus documentées chez les adultes à attachement anxieux-préoccupé.

La stratégie est claire: il parle d’autre chose ou de quelqu’un d’autre pour ne pas parler de lui.

👉 Si tu travailles avec les parents et que tu es face à cette attitude c’est souvent le signe que (1) la relation que tu as créée avec le parent n’est pas assez sécurisante (tu dois revoir ton accueil en 3 étapes) ou (2) ton exploration est trop large (au lieu d’être très spécifique). La situation datée est précisément l’antidote à cet évitement : elle ne laisse pas de place à l’errance. Elle ramène le parent dans le concret, là où il ne peut plus se cacher derrière le général.

Forme de résistance 4: L'apitoiement et l'absence d'espoir

« De toute façon, ça ne marchera pas avec mon enfant. »

Cette forme de résistance est assez typique d’une blessure cachée (celle de la honte probablement) : le parent a déjà essayé, déjà espéré, déjà échoué. Le fait de ne plus avoir d’espoir n’est pas de la mauvaise volonté de sa part. C’est une protection contre une nouvelle déception.

👉 En tant qu’accompagnante parentale, tu as normalement collecté en première séance les informations sur l’histoire du parent et notamment ses tentatives passées de répondre à sa difficulté. Cette résistance peut être le signe que les axes développés ont déjà été mis en oeuvre ou mal mis en oeuvre. Il peut être intéressant de questionner le parent sur les fois où il a réussi, sur ses succès passés afin de contourner ou dépasser la honte.

 

que faire quand le parent ne s'implique pas

Forme de résistance 5: L'effacement entre les séances

La situation peut te sembler similaire à la forme de résistance 1, quand le parent donne un accord de façade. Sauf qu’ici le parent n’a pas donné – en façade – de grands signes d’implication. Il est d’ailleurs resté passif et peu engagé.

Il a acquiescé (mollement) et n’a rien fait. Ce n’est pas de la paresse… mais souvent le signe que les actions mener ne sont pas claires pour le parent. Il y en peut-être trop, ou elles sont davantage des voeux pieux qu’une to-do list solide à compléter.  Le parent était donc convaincu en séance puis il n’arrive pas à passer à l’action une fois plongé dans son quotidien.

Ce profil correspond souvent à un attachement anxieux-préoccupé : le parent est convaincu dans la chaleur de la relation sécurisante avec le coach mais une fois seul dans son quotidien, sans ce filet relationnel, l’intention s’effondre.

👉 Si tu accompagnes ce parent, tu dois vérifier la solidité de votre relation et tu dois certainement lui apporter ton soutien entre les séances. Vérifie aussi que ton plan d’action a bien été décidé par le parent. Un plan d’action bien coaché et bien ficelé est plus clair pour le parent:

→  « Dans quel moment précis de votre semaine est-ce que vous pensez que ça va se produire ? »

→  « Qu’est-ce que vous allez vous dire à ce moment-là, pour vous rappeler ce que vous avez décidé ici ? »

 

 

3. Conseil ou coaching ? Deux postures, deux résultats

A lire les 5 formes de résistances évoquées ci-dessus, tu comprends qu’il y a une raison structurelle pour laquelle certains accompagnements parentaux produisent de la résistance, même quand le coach est bienveillant et formé.

Beaucoup de formations transmettent des outils solides : éducation positive, communication non-violente, régulation émotionnelle. Mais elles ne vont pas toujours jusqu’à former les professionnels à l’architecture de la séance elle-même: c’est-à-dire à comment présenter ces outils de manière à soutenir l’autonomie du parent plutôt qu’à la contourner.

Cette formation sur la posture du coach et sur la maitrise de techniques bien affutées, maitrisées et acquises est absolument indispensable. Elle ne s’acquiert pas avec un Elearning, elle ne s’acquiert pas par quantité d’explication ou de lecture mais par la pratique. La formation d’un coach dot doc transmettre ces outils (peu à peu au fil de la formation) et offrir de grands moments de pratique.

Quand ce n’est pas le cas, on assiste très fréquemment à une dérive vers une posture de conseil. Or, la posture de conseil est délétère à ‘accompagnement à la parentalité. J’estime (Moi, Charlotte Uvira) que 80% des accompagnements basés sur le conseil échouent ou échoueront dans les mois qui suivront.

sécuriser la relation avec le parent en coaching parentale

Ci-dessous, je te propose de bien faire la différence entre les deux postures:

Différence entre le coaching et le conseil

✔️ La Self-Determination Theory de Deci et Ryan établit clairement que la motivation autonome, c’est à dire celle qui émerge d’un choix personnel, est bien plus prédictive du maintien du changement à long terme que la motivation contrôlée, qui s’effrite dès que la pression externe disparaît (Deci & Ryan, 2000).

✔️ La méta-analyse de Flückiger et al. (2018) sur l’alliance thérapeutique confirme de son côté que la qualité de la relation, et en particulier le sentiment d’être respecté dans son autonomie, est l’un des prédicteurs les plus puissants du changement, bien au-delà des techniques utilisées.

Autrement dit : ce n’est pas l’outil qui transforme mais la manière dont il est transmis.

 

4. L'approche de l'École des Formations Positives : trois piliers qui préviennent la résistance

C’est précisément sur ces leviers qu’est construite la méthode enseignée à l’École des Formations Positives, développée depuis 2013.

Le principe fondateur : si le parent est l’auteur de son accompagnement de A à Z, la résistance perd la plupart de ses raisons d’être.

Ainsi la résistance apparaît généralement comme le révélateur de compétences de coaching encore peut affutée ou deviennent tout à fait révélatrices et informatrices d’éléments importants qui concernent le parent 8et peuvent devenir de vrais leviers).

 

✅ Pilier 1 de l'accompagnement: Une demande spécifique, liée à un enfant, à une situation

Tout d’abord, la demande n’est pas une plainte ou une description émotionnelle de ce que vit le parent. Même si les émotions du parent comptent et renseignent sur l’intensité de sa souffrance, la plainte ne doit pas être confondue avec la demande.

La première étape de l’accompagnement doit consister à affiner la demande jusqu’à ce qu’elle soit réaliste, concrète, et liée à une problématique spécifique (un enfant, un comportement précis) et non à une demande générale qui concernerait « la parentalité » dans son ensemble.

Un accompagnant parental ne devrait jamais accepter de travailler sur une demande générale du type « je voudrais que mes enfants m’écoutent ». Parce que cela ne veut rien dire. Toi-même si tu n’écoutes pas ton conjoint le mardi à 14h ce n’est peut-être pas pour les mêmes raisons que le jeudi à 18h. Et quand ta soeur n’écoute pas, ce n’est probablement pas pour les mêmes raisons que toi.

Chaque situation et chaque personnes sont différentes.
Si le symptôme est le même (absence d’écoute), les causes, le contexte, l’histoire que cela raconte, seront considérablement différents.

Ce travail de précision d’identification de la demande réduit le champ des possibles et donc celui des résistances.

Les travaux de Locke et Latham (2002) sur la fixation d’objectifs confirment que les objectifs spécifiques et concrets génèrent un engagement significativement plus fort que les objectifs vagues. Le parent sait exactement sur quoi il travaille. Les exceptions, les contre-exemples, les « oui mais avec lui c’est différent » n’ont plus de prise.

la bonne posture du coach parental

✅ Pilier 2 de l'accompagnement: Une exploration centrée sur une situation datée

L’exploration ne porte pas sur « comment ça se passe en général », mais sur une situation précise et datée.
On va explorer un soir, une scène, une interaction. On reconstitue ensemble le fil des événements avec précision.

Ce cadre très resserré produit deux effets majeurs :

  • l’analyse devient fiable (on parle de ce qui s’est réellement passé),
  • les opportunités de résistance se réduisent drastiquement.

Le parent ne peut pas invalider une situation qu’il a lui-même décrite.

Cette approche est confirmée par les approches narratives de Michael White: travailler sur un « événement unique » permet de dégager des ressources que la narration générale noie sous les difficultés (White & Epston, 1990).

 

le plan d'accompagnement du coach parental

✅ Pilier 3 de l'accompagnement: Des leviers généraux et un plan d'action décidé par le parent

Les outils et leviers de compréhension sont toujours présentés de manière générale: « voici ce que la recherche montre sur ce mécanisme » et en nombre limité (deux maximum, pour ne pas surcharger). Il ne doit jamais y avoir de de prescription directe vers ce parent, son enfant, sa famille en particulier (les conseils sont interdits dans le coaching).

C’est après les leviers que la question centrale viendra: « Maintenant que vous avez entendu ça, qu’est-ce que vous avez envie de faire ? »

Cette question déplace tout. Elle fait du parent l’auteur du plan d’action.
Le coach accompagne ensuite la concrétisation, en questionnant les détails, en proposant éventuellement un entraînement, mais sans décider à sa place.

De cette manière, le parent ne se trouve pas en situation de mettre en œuvre un conseil reçu.
Il prend ses propres décisions et ainsi sa motivation est intrinsèque, donc plus durable.

relation de confiance dans le coaching parental

 

⭐️ En conclusion : changer de regard change la pratique

La résistance n’est pas une fatalité. Elle n’est pas non plus la preuve que certains parents « ne sont pas prêts ». C’est un signal, parfois sur le parent, souvent sur le cadre mais toujours sur quelque chose qui mérite d’être entendu.

Un accompagnement bien structuré dans lequel le parent est perçu comme un acteur fiable prévient dans la majorité des cas de résistance. Et quand elle survient malgré tout, elle cesse d’être un obstacle pour devenir la question la plus utile que la séance saura poser et dépasser.

C’est cette conviction qui guide notre formation de coaching parental: former des professionnels non seulement aux mécanismes du développement de l’enfant et aux besoins des parents, mais à construire des accompagnements où le parent est, à chaque instant, au volant.

Parce qu’un parent qui décide est un parent qui agit. Et un parent qui agit, c’est un enfant qui va mieux.

sécuriser le parent pour qu'il sécurise son enfant

Cet article m’a demandé de longues heures de travail mais il compte beaucoup pour moi. En effet, il vient répondre à la demande de nos stagiaires de recevoir des informations tangibles sur les causes des résistances (première partie de cet article), et l’impression qu’un accompagnement peut se mettre à tourner en rond.

A l’heure d’accompagner les parents, gardons-nous de les juger ou de tirer des conclusions hâtives sur l’essence de l’accompagnement.

Dotée d’une solide formation, et d’information solides, les coachs parentales sont en mesure de dépasser les blocages et en faire des leviers de changement et de progrès.

Je m’appelle Charlotte Uvira et je dirige et forme au sein de l’école des formations positives. Tu peux me contacter si tu désires préciser ton projet avec mon soutien. 😉

Charlotte Uvira Directrice de l'Ecole des Formations Positives 2025


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Des Références scientifiques pour aller plus loin dans ta compréhension

  • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W.H. Freeman and Company.
  • Breakwell, G. M. (1986). Coping with threatened identities. Methuen.
  • Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The ‘what’ and ‘why’ of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227–268.
  • Dunford, E., & Granger, C. (2017). Parental shame and help-seeking in child and adolescent mental health services. Clinical Child Psychology and Psychiatry, 22(3), 444–456.
  • Flückiger, C., Del Re, A. C., Wampold, B. E., & Horvath, A. O. (2018). The alliance in adult psychotherapy: A meta-analytic synthesis. Psychotherapy, 55(4), 316–340.
  • Locke, E. A., & Latham, G. P. (2002). Building a practically useful theory of goal setting and task motivation. American Psychologist, 57(9), 705–717.
  • Mikulincer, M., & Shaver, P. R. (2007). Attachment in adulthood: Structure, dynamics, and change. Guilford Press.
  • Mikulincer, M., & Shaver, P. R. (2016). Attachment in adulthood: Structure, dynamics, and change (2nd ed.). Guilford Press.
  • Miller, W. R., & Rollnick, S. (2013). Motivational Interviewing: Helping People Change (3rd ed.). Guilford Press.
  • Prochaska, J. O., & DiClemente, C. C. (1983). Stages and processes of self-change of smoking: Toward an integrative model of change. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 51(3), 390–395.
  • Roskam, I., & Mikolajczak, M. (2018). Parental Burnout: When Exhausted Mothers and Fathers Feel Unable to Cope. Frontiers in Psychology, 9, 879.
  • Sroufe, L. A., & Waters, E. (1977). Heart rate as a convergent measure in clinical and developmental research. Merrill-Palmer Quarterly, 23(1), 3–27.
  • Tangney, J. P., & Dearing, R. L. (2002). Shame and guilt. Guilford Press.
  • White, M., & Epston, D. (1990). Narrative Means to Therapeutic Ends. W.W. Norton & Company.