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Non! Vous ne devez pas utiliser de coussin de la colère, et voici pourquoi!



Malgré les années qui passent et les réels progrès que nous avons connus en matière d’éducation bienveillante des enfants, en dépit des travaux et publications de Marshall Rosenberg, Paul Ekman, Carl Rogers et tant d'autres, quoique nous l’ayons dit, écrit, lu et répété, la confusion entre colère et violence est PERSISTANTE.

Et c’est à regret que je dois dire que même Isabelle Filliozat qui a tant apporté dans le domaine de la parentalité positive contribue à cette confusion.

En colère…

Finalement, il nous faut revenir à ce qu’est une émotion. La colère est l’une des émotions primaires que nous ressentons c’est-à-dire une réaction physiologique du corps.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Tout simplement, qu’il s’agit d’un automatisme archaïque mis en œuvre par notre corps devant ce que nous percevons comme un danger. Pour la colère, souvent un danger pour notre intégrité, une menace sur notre liberté à exister.

Concrètement : J’ai en face de moi une personne qui me pose des limites ou dépasse les limites que je pose aux relations et je fais une tentative – non réfléchie, automatique, et plutôt inconsciente – de reprise de contrôle.

Sur un plan primaire et tant que je ne suis pas socialisé, éduqué, ou en l’absence de bonnes qualités de régulation émotionnelle, je me retrouve à attaquer par mes cris, mon regard, ma posture, mes mots. Je cherche à reprendre le contrôle sur la situation.


Il est donc clair que la colère a pour corollaire les comportements violents. C’est naturel et c'est grâce à la socialisation et à notre intelligence émotionnelle que nous apprenons à renoncer à la violence.

Mauvaise idée qui a le vent en poupe:

Déplacer la violence sur un objet

Partant du constat de la puissance destructrice de la colère, de nombreux intervenants en éducation positive proposent naturellement de modifier le réceptacle de la violence.


Cela consiste à proposer à l’enfant de ne pas agresser une personne, mais de taper dans un coussin, dans une peluche, sur le sol avec les pieds ou de gribouiller rageusement, à la place.

Il y a de multiples problèmes à ce type d’approches, et j’ai très envie de vous en expliquer au moins 2 :

Premièrement, la violence attire la violence. Vous savez comment le cerveau fonctionne ?

Il se spécialise dans ce qu’il répète le plus fréquemment.

Ainsi, chaque fois que je m’autorise un comportement violent,

je développe mon EXPERTISE EN COMPORTEMENTS VIOLENTS.

Plus je suis violent, plus je deviens violent. Que la violence soit sur un coussin ou autre chose, mon geste violent connecte, solidifie, rend plus disponible les connexions cérébrales de la réponse « violence », jusqu’à l’automatiser (comme notre cerveau sait le faire pour tout et n’importe quoi !)

Le deuxième problème, qui est tout l’objet de cet article, c’est qu’alors que les auteurs de telles méthodes avancent que nous ne devrions pas confondre colère et violence, ce qu’ils proposent consiste exactement en cela. « Si tu es en colère, tape quelque part ».


C’est à croire qu’il ne peut y avoir