Papa vit son premier confinement


Témoignage : Dernièrement mon mari resté confiné et contraint de s’occuper des enfants à plein temps (certains jours) tandis que je continuais de travailler, m’a dit :


"C’est dingue ce confinement. Je suis crevé !

J’ai l’impression de ne rien faire, et en même temps…

Je n’arrête pas."

Interpellant. J'ai l'habitude d'entendre de telles paroles... mais plutôt de la bouche des mamans.


Me reviennent en mémoire mes propres confinements.

Ceux qui ont suivi la naissance de mes enfants. Quand officiellement je pouvais sortir, mais avec qui? Et pour faire quoi? Les gens travaillaient et je restais seule des journées entières, me sentant intensément épuisée, baignée de ce goût d’inutilité et en même temps ayant l’impression de ne pas avoir une minute à moi.


Alors, j’ai rappelé cela à mon mari. Cette histoire à laquelle je n’ai jamais eu le sentiment qu’il donnait suffisamment d’importance : "Tu vois, ça touche à ça, l’épuisement des femmes et des mères. Être avec des enfants toute la journée, avoir une vie intellectuelle et sociale réduites au minimum. Vivre un sentiment d’urgence permanent alors que le temps ne s’écoule pas, ne jamais s’arrêter, enchaîner, être interrompue dans chaque menue action… et à la fin de la journée, avoir l'impression que rien de ce que nous avons fait n’est vraiment considéré. - Oui, je vois, a-t-il répondu. C’est vrai que c’est dur.

Et j’ai ajouté : - Mais toi, au moment où tu le vis pour la première fois, tu as encore ton corps et tes bras. Alors qu’après avoir porté un enfant 9 mois, notre corps est comme passé sous un rouleau compresseur, lourd, douloureux parfois, difforme souvent… nous avons ce petit dans les bras en permanence, en permanence… et même si c’est beau, cela peut sonner comme une condamnation, quand tous les matins tu te lèves pour le tenir dans tes bras et passer l’essentiel de tes journées sur ton canapé ou à te demander quand tu réussiras enfin à le déposer sans qu’il ne se réveille.


C'est Long...

- Oui, mais ça, ce n’était pas toujours…. - Non, mais ce fut long. Très long. Bien entendu ensuite il y a l’écharpe et d’autres solutions. L’enfant grandit. Mais cela reste un confinement. Et il dure. J’aimerais juste que les hommes profitent de cette expérience pour s’en rendre compte. Enfin, ils peuvent vivre ce que les femmes leur racontent. Le vécu des mères est trop souvent dénigré : « Oh, ça va !!! Tu es à la maison toute la journée ! C’est des vacances ! Tu n’as rien à faire ! ». Pourtant regarde! Ton confinement avec des enfants de 7 et 10 ans t’épuise. Moi qui peut travailler, je me sens moins épuisée. Malheureusement, dans notre société l’arrivée d’un bébé coïncide avec un confinement social bien pénible pour les femmes, et nous aurions besoin de plus de soutien et d’empathie."

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