Enfants Sauvages à la maison = Risque de Burn-out. S'en sortir en 6 étapes!


Enfants plein d'énergie sautant sur un canapé

J’étais récemment chez une amie qui se sent souvent épuisée par ses enfants.

Rien de banal jusque-là, mon amie a 3 garçons de 2 ans et demi, 4 ans et 6 ans. Ils sont vifs comme leur papa – un grand gaillard très sportif. Et ces garçons-là semblent inépuisables.


Assise dans le salon en train d’essayer de parler (nous n’étions pas irréalistes au point de penser que nous pourrions échanger plus d’une anecdote en 3 heures !!), je me suis sentie peu à peu en stress…


Observant un peu mieux mon environnement, il ne fallait pas être devin pour en comprendre l’origine.

Les garçons couraient dans la maison, se combattaient, se poursuivaient, sautaient sur le canapé, marchaient même en équilibre sur le dossier du canapé, criaient, se pourchassaient…

Bref, ils s’éclataient !


D’ailleurs, à bien y regarder, ils ne faisaient rien de mal, sauf que de tels jeux sont adaptés à l’extérieur, et non à l’intérieur. Car sinon…

Eh bien sinon, on risque l’épuisement.



AVOIR UN LIEU DE VIE OÙ SE POSER ET SE DÉPOSER

Un adulte ne vit pas au même rythme qu’un enfant.

Et un adulte qui vit dans un tel environnement risque fort de s’épuiser, comme mon amie.


Un adulte – sauf exception – n’est pas une pile inépuisable qui peut supporter les bruits, l’agitation, le chaos autour de lui sans produire une bonne quantité de stress (cortisol) et ses corollaires, la fatigue, l’irritabilité, la déprime, l’agressivité. Les adultes (comme les enfants, mais dans une moindre mesure) ont besoin d’un endroit où se retrouver, reposer leurs idées et leur mental, autant que leur corps qui souvent ne compte pas ses heures.


Maman à bout

D’ailleurs, voici l’impact du bruit sur notre système nerveux :

  • Augmentation du stress

  • Perturbation de la qualité du sommeil

  • Difficultés d’apprentissage, baisse de vigilance et de l’attention

  • Apparition et renforcement de l’agressivité ou de la dépression

cf : www.acoustix.be



C’est pourquoi, tout adulte éducateur devrait se soucier de préserver son lieu de vie de l’agitation et du chaos, afin de se ressourcer autant qu’il en a besoin. Et ce n’est pas du tout irréaliste. Cela demande tout au plus un peu de communication, de clarté, de mise à plat des besoins de chacun qui tous, sont importants.


FAUT-IL FUIR POUR AVOIR LA PAIX?

J’entends parfois des mamans dire qu’elles fuient leur maison pour trouver un peu de calme.

Elles partent sans vraiment savoir où aller. Elles s’enferment dans la salle de bain alors qu’elles voudraient simplement profiter de leur salon. Elles font la cuisine car c'est leur seul espace. Elles se réfugient dans leur lit, alors qu’elles ne sont pas fatiguées, mais parce que c’est le seul moyen d’obtenir un peu de répit.

Pour ma part, je ne pense pas que ce soit normal.

À moins que les enfants soient vraiment jeunes (moins de 2 ans), l’espace de vie devrait pouvoir être préservé.


Nos enfants vivent avec nous.

Ils doivent apprendre à vivre avec nous (et non contre nous ou en dépit de nous).


Ceci ne veut pas dire, remettre en cause la satisfaction de leurs propres besoins.

Cela veut plutôt dire recadrer et clarifier quand et où un comportement est possible et quand il ne l’est pas.



POSEZ LE CADRE POUR VIVRE MIEUX ENSEMBLE - 6 ÉTAPES A SUIVRE

J’ai parlé à mon amie, car je me soucie d’elle et de cette fatigue qui met parfois un voile sur sa vie.

Il n’y a rien d’étonnant à être épuisée dans un environnement devenu si hostile. Moi-même après quelques minutes, je commençais sérieusement à fatiguer. Je vais partager avec vous mes propositions, et j’espère qu’elles vous seront aussi utiles.


1 – Cela commence par une réunion de famille. Réunir les enfants et les membres de la famille dans un moment qui convient bien à tous.


2 – Témoigner. Cela pourrait ressembler à « Je veux partager avec vous que je ne me sens pas bien parfois dans la maison. Je ressens que le bruit et le mouvement m’épuisent et je ne veux pas continuer comme ça. Cela me rend désagréable et triste même. Je ne veux pas non plus vous empêcher de libérer votre énergie, mais je pense que certaines activités ou manières de jouer sont adaptées à l’extérieur et d’autres à l’intérieur ». Je vais vous poser des questions et on va voir si vous devinez correctement.


3 – Inciter à participer : Proposer différentes activités, les enfants doivent dire si elles sont plutôt adaptées à l’intérieur de la maison ou à l’extérieur. Par exemple : se courir après, faire des puzzles, lire, jouer au ballon, grimper sur des choses, faire l’acrobate, dessiner…


4 – Exposer la règle : Il s’agit de verbaliser clairement la règle qui en résulte : « Donc, à partir de maintenant, les activités dynamiques comme courir, grimper, etc. devront être pratiquées à l’extérieur de la maison, seulement. »



5 – Écrire la règle : je vous suggère de l’écrire et de l’afficher. Particulièrement dans le salon qui est certainement l’endroit où vous désirez avoir la paix.


6 – L’appliquer : Il n’y a ni menace ni punition dans l’application de la règle. C’est davantage une question de responsabilisation. Vous êtes responsable de permettre aux enfants d’aller dehors se défouler. Ils sont responsables de respecter la règle des jeux qui se pratiquent dehors et dedans. Alors, si un enfant se met à courir à l’intérieur, on lui rappelle simplement que courir est une activité que l’on fait seulement à l’extérieur. Si vous avez un jardin, vous pouvez inviter l’enfant à aller immédiatement dehors. Si ce n’est pas possible, vous pouvez vous engager à répondre à son besoin de mouvement dès que possible. Et en attendant, vous invitez l’enfant à choisir une autre activité.



NE PAS LE FAIRE EST TROP RISQUE


Je pense très sincèrement que prendre le risque de ne pas clarifier les règles de la maison est un problème pour le maintien du bien-être du parent. Je suis convaincue que cela participe lourdement aux effondrements émotionnels et burn-out maternels dont on parle tant.


Nous devons préserver notre environnement et éviter qu’il ne devienne hostile pour nous, afin de préserver notre capacité à être tout simplement, de bons parents.


L’hostilité – qui résulte du bruit, de l’agitation et du désordre - crée un stress qui peut nous emmener loin de notre idéal parental. Nous nous mettons à crier, à nous énerver, alors que ce sont les règles qui manquent, rien de plus.


Je vous invite à avancer sur ce thème dès que possible s’il fait écho à votre vécu.


Vous voulez avancer chaque jour un peu plus? Je vous accompagne pendant 365 jours sur le chemin de la Parentalité Positive. Chaque jour un message arrive dans votre boîte email pour donner une direction positive à votre journée. Vous serez ainsi sur le bon chemin, un chemin réjouissant sur lequel vous avez la place et l'espace d'exister, autant que vos enfants en auront pour apprendre à exister, coopérer, faire partie d'une famille et y développer leurs qualités.


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