Une seule question pour l'accompagner: Qu'est-ce qui te fait peur?



On peut penser avoir tout dit sur les émotions, leur expression et leur régulation. Et j’ai envie de dire que « non ». Nous n’aurons jamais tout dit. Surtout pas tant que nous essaierons de leur appliquer des règles rationnelles… car les émotions défient la rationalité (elles s’en rigolent même) en tout cas, la rationnalité telle que nous l'entendons.

La peur est à l'origine de toutes nos émotions

Sur la base des réflexions d’Eckart Tolle, et son livre best-seller « Le pouvoir du moment présent », on peut s’autoriser à aborder les émotions sous un angle différent que la fameuse catégorisation : Colère, joie, tristesse et peur. (la vidéo ci-dessous vous permet d'avoir accès àa la totalité du livre audio!!)

Eckart Tolle nous apprend qu’à l’origine de toutes nos émotions, il n’y en a qu’une.

Une et une seule. La PEUR

La peur de mourir et ses déclinaisons : la peur de ne plus exister que ce soit à l’échelle individuelle ou collective, la peur de ne pas compter, la peur de ne pas être accepté tel que l’on est, la peur d’être seul, la peur de ne pas être aimé, la peur d’ignorer, la peur de se tromper, etc.


Par effet boule-de-neige, j'ai ainsi réalisé qu’une question était plus puissante que toutes les autres pour parler aux enfants en proie à une difficulté relationnelle et émotionnelle. J'enseigne désormais cette logique dans la formation "Empathie" que je donne aux professionnels de crèche notamment.

Une approche par une seule question

Elle marche à tous les coups pour les enfants de moins de 7 ans. Ensuite, ça se complique… c’est la honte sociale qui complique tout. L’enfant commence à penser qu’il y a des émotions qui le dévalorise. La peur fait partie malheureusement de celles-ci… alors que la peur elle est la mère de toutes les autres émotions : il y a toujours une peur sous-jacente à nos émotions primaires.

En tout cas, jusqu’à au moins 7 ans, vous pouvez vous permettre cet accueil des conflits et des émotions plus subtile, mais tellement simple et efficace :

De quoi as-tu peur ?

ou

Que’est-ce qui te fait peur

dans cette situation ?

Votre fille est en colère. Elle se dispute violemment avec son petit frère. La cause du conflit est un jouet qu’ils veulent tous les deux obtenir. Elle commence à être agressive et vous intervenez. Votre fille est en larmes. Super nerveuse, super exaspérée. Il y a comme un sentiment d’injustice qui traîne par là. Vous l’écoutez. Elle vous dit qu’elle en a marre. Qu’elle était en train de jouet avec ce camion et qu’il est venu pour le lui prendre. Et que c’est toujours comme ça. Chaque fois qu’elle joue tranquillement, il (son petit frère) vient l’embêter et veut lui prendre le jouet qu’elle utilise.

Et là vous lui dites :

"- Qu’est-ce qui te fait peur avec cette situation ?

- Qu’il me prenne le jouet...

- Et qu’est-ce qui te fait peur avec le fait qu’il le prenne ?

- Que ce soit toujours comme ça et que je ne puisse jamais jouer tranquille."

Peur de ne pas exister, donc. Peur de ne pas avoir un espace à soi, respecté par les autres et sur la base de cette peur… une grosse colère.


Une approche pour tout le monde

Pour aller plus loin, je vous suggère d’essayer. Mais pas seulement avec les enfants.

Cette manière d’approcher les émotions et les difficultés relationnelles nous est à tous utile!

Quand je me mets en colère, que je me sens très nerveuse. Je me demande :

« Qu’est-ce qui me fait peur ? ».

Je me connecte alors à ma véritable émotion. J’ai le sentiment de mieux pouvoir m’écouter, et je peux me donner la compassion dont j’ai besoin. Je me sens mieux.

Cela peut être mon mari qui me semble nerveux au moment de parler de factures. La peur est ici toute trouvée… la peur de ne pas savoir assumer tous les paiements que nous avons à faire. La peur de l’avenir. La peur de perdre notre confort. La peur d’échouer… toutes ces peurs sont là.

Si je me connecte à ces peurs-là, je vais savoir communiquer d’une manière impactante, je vais trouver les mots et je ne vais pas tomber dans le piège de prendre personnellement so attitude. Je serai résolument plus empathique.


Il n’y a donc pas d’âge pour utiliser cette question. Et nous pouvons l’utiliser sur nous et sur les autres. Ce qui peut être surprenant ou nous detsabiliser c'est de nous apercevoir que l'adulte ou l’enfant ne sont plus capables de répondre à cette question. Cette question les met mal à l’aise à cause d’une honte qu’ils lui associent. Qu’à cela ne tienne. Nous pouvons nous poser cette question en notre for intérieur. Nous pouvons évaluer des réponses possibles et plausibles et communiquer sur cette base.

Je vous y encourage dès aujourd’hui !

Et « spread the words » !

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