Nos enfants ont le droit de pleurer et crier! Et si on arrêtait de vouloir tout gérer ?



Fatiguée ces derniers jours, j'avais les émotions à fleur de peau, et me sentais fragile émotionnellement. Du coup, j'ai constaté que j'avais presque envie de m'excuser d'être une personne émotionnelle... ou peut-être devrais-je dire, une personne tout court! Pourtant, exprimer mes émotions m'était tellement utile! Samedi, après avoir donné une formation professionnlelle sur l'empathie, je me suis dit que je devais partage certaines choses à ce sujet, avec vous!

Car oui, nous avons tous progresser sur notre manière de comprendre les émotions.

Mais on ne vous a pas tout dit! En plus, avec notre fâcheuse tendance à tout intellectualiser, la sphère émotionnelle est maintenant abordée de manière logique, alors que justement, elle est tout sauf ça.

Restez attentifs!

Vous verrez qu'à la fin de cet article je vous donne les 10 règles d'or qui sont très précieuses!

La sagesse du corps

Le B-a-ba des émotions, c'est comprendre qu'il s'agit d'une réaction physiologique du corps face à un stimulus, qu’il soit visuel, auditif, tactile, olfactif, ou gustatif.

Vos émotions apparaissent consciemment dans votre mental après que votre corps a réagi à quelque chose qui lui a semblé plaisant ou déplaisant, dangereux ou sûr.

Au final, toutes les émotions vous poussent à un rapprochement.

Un rapprochement vers ceux qui vous semblent fiables quand vous avez peur, que vous être triste ou en colère, c'est-à-dire une oreille pour vous écouter, des bras pour vous envelopper. Un rapprochement aussi quand tout va bien et que vous souhaitez partager votre joie ou partager l’amour.


Résultat, c’est grâce à leurs émotions que nos ancêtres ont pu survivre et que nous sommes là, vous et moi, à lire ces phrases aujourd’hui !

Les émotions, c’est la sagesse de notre corps en action pour vivre le plus longtemps et le mieux possible.

Les émotions:

  • poussent l’individu à prendre en charge sa sécurité,

  • ont été indispensables à la survie de l’humanité

  • ont des vertus curatives

Mais parfois, ça déraille!

Eh oui, nos conditions de vie se sont bien améliorées. Du coup nos réactions émotionnelles peuvent nous sembler excessives. Pourtant, elles détiennent encore presque toujours une part de vérité. Une part de notre vérité que nous devrions mieux écouter.

Arrête de déclencher l’alarme.

Ce n’est pas un jouet !


Le problème avec les émotions c’est qu’elles sont très très très contagieuses. C’est bien normal. Quand un être humain tire la sonnette d’alarme pour dire « attention, danger !!! » l’organisme de l’autre reçoit le signal « il y a un danger !! » Puis, en observant, s’il se rend compte qu’il n’y a pas de danger, il en a marre qu’on lui déclenche son système d’alarme à tout va.

Or, c’est ce qui se passe quand nos enfants crient, pleurent, hurlent très fort. Cela déclenche notre propre système d’alarme, et nous voilà dans tous nos états. Résultat, nous demandons aux enfants de « gérer »...

Comment utiliser nos émotons?

D’une part il y a nos émotions à nous. Nous devons les entendre, car elles nous racontent toujours quelque chose. Si elles sont avérées, elles nous font remarquer que quelque chose dans notre environnement n’est pas bon et que nous devons prendre des mesures pour notre sécurité.

Si elles sont disproportionnées ou nous semblent inadaptées, elles nous racontent quelque chose de nous, de nos fragilités de nos croyances limitantes.

Pleurer un bon coup…

Le terme gestion me déplaît. Quand je vis des émotions, je me rends compte que j’ai envie de leur donner toute la placce, et de les réguler un peu, parce que je voudrais rester accessible aux autres.


  • Je sais que si je pleure, je me brise mais je me sens ensuite soulagée, fatiguée, mais comme nettoyée de l’intérieur : Mes larmes ont sorti ma peine de mon corps . Je les ai exprimées. Ex- qui veut dire vers l’extérieur, et -primer pour pression. J’ai donc pu sortir la pression qui était en moi. Je ressens un soulagement.

  • Quand je suis en colère, j’ai besoin de me confronter à l’autre. En général, ma voix monte autant que celle de la personne que j’ai en face. Chacun exige ainsi d’être écouté, mais plus personne ne s’écoute. Puis, vient l’apaisement. Il y a une pause, car ce n’est plus possible. Nous n'arrivons pas à communiquer. La communication qui a lieu ensuite est efficace cependant.

  • Quand je suis angoissée, je peux me mettre en retrait , cesser de communiquer au contraire. Mais mon silence et ma communication non verbale sont des indicateurs précieux pour les gens qui m’entourent. Ils se rapprochent de moi et commencent à me parler avec des mots doux et rassurants. Si c’est ainsi, je vais pouvoir refaire mon chemin vers « moi-même ».

Toujours une histoire de souffrance

Si tu veux savoir combien je souffre émotionnellement, tu n’as qu’à regarder l’intensité que je mets à exprimer mes émotions. Ensuite, ne considère pas mon comportement, mais garde seulement en tête ma souffrance… Tu peux te dire « oh ! pour se comporter ainsi, elle doit vraiment souffrir ! »

Après la tempête et le chaos, un renouveau…

Normalement après chaque crise émotionnelle, nous passons à un état d’homéostasie (équilibre) émotionnel. Nous avons libéré le poids de notre détresse et les choses ne sont jamais plus exactement les mêmes. Grâce à l’expression de nos émotions, nous avons amorcé un changement.

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Voici donc les règles d’or pour l’accueil des émotions avec les enfants (je vous conseille de les pratiquer pour vous-mêmes, aussi!)

#1 N’empêchez pas l’expression des émotions de vos enfants de façon trop stricte.Il est normal de crier quand on est en colère.Il est normal de pleurer quand on est triste.

#2 L’expression de ses émotions permet à votre enfant de se nettoyer émotionnellement. Après le chaos, des perspectives plus constructives pourront apparaître. Pensez donc que quand votre enfant est en train d’exprimer ses émotions, il est en train de se soigner.

#3 Ramener toutes les émotions déplaisantes à un seul mot : Souffrance. Plus le comportement et l’expression se font avec une forte intensité, plus la souffrance est grande. Connectez-vous à cette souffrance plutôt qu’à l’expression des émotions.

#4 Offrez votre présence, car toutes les émotions sont destinées à être entendues par une personne sûre et fiable. Rappelez-vous qu’elles appellent toutes à un rapprochement et jamais à un isolement.

#5 Réalisez que ce n’est pas parce que votre système d’alarme est mis en route de façon irraisonnable qu’il y a vraiment le feu dans la demeure. Si vous sentez que vous réagissez aux émotions de votre enfant, c’est normal. Mais comme c’est une alarme inutile, rien n’en sortira de bon. Ne vous laissez pas réagir aux émotions de votre enfant, cherchez à y répondre.

#6 Accueillez sans juger. Il peut arriver que l’on se dise que « ce n’est pas une raison pour se mettre dans un état pareil ». Il est normal que vous pensiez cela, mais rappelez-vous que les émotions ne sont pas rationnelles. Elles n’ont pas de bonnes raisons. Ce sont des réactions du corps.

#7 Accpetez toutes les émotions ne veut pas dire accepter tous les comportements, alors faites le tri dans ce qui est normal et acceptable. Encore une fois pleurer quand on est triste, crier quand on est en colère, tout cela est normal. Mais il ne peut y avoir de violence par exemple.

#8 Développer la boîte à outils émotionnels de votre enfant. Qu’est-ce qui l’aide ? Comment se sent-il plus à l’aise de traverser une situation de frustration, par exemple ? Et ce conseil est aussi valable pour vous !

#9 Enquêtez. Il est utile de se demander quel besoin n’est pas satisfait dans la situation de souffrance de l’enfant. Cela sera une bonne manière de se connecter à lui et peut-être d’amener du sens ou des solutions constructives, voire créatives.

#10 Autant que possible, prenez votre enfant dans les bras. Etablissez un contact physique avec lui.

Finalement, nos enfants ont le droit de pleurer et de crier, et c'est tres bien comme ça

Nous ne devons pas être stricts pour leur imposer une régulation de leurs émotions. Et nous avons aussi le droit d'exprimer les nôtres, de pleurer et de crier parfois, parce que nous sommes ainsi.

Nous devons surveiller la fréquence, car elle peut nous alerter sur un vrai problème à régler.

Mais surtout ne pas empêcher. Quand les émotions ne s'expriment plus, l'individu ne reçoit plus de messages pour mener sa vie, la communication est rompue avec lui-même et la maladie risque de se présenter au détour.

Vous avez envie de parler avec nous de ce sujet ou d'un autre?

Rendez-vous sur le groupe des Parents Affirmés!


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