Nos enfants ont-ils une chance de nous convaincre?



Nos enfants sont-ils une chance de nous convaincre ?

A l’heure d’élever nos enfants, les phrases du type « Non, c’est non » ou « On ne discute pas » fusent plus vite que l’éclair. Pour beaucoup de parents, entendre leur enfant discuter des ordres, directives, ou demandes clairement énoncés n’est pas admissible.

Pourquoi ?

Nous, les parents, vivons dans la peur (elle-même alimentée par des on-dits extérieurs) que si nous nous montrons gentils, négociants et facilitants, nos enfants en abuseront et nous « écrabouilleront ».

Peur infondée, bien entendu, puisque nos enfants n’ont pas le désir de nous écrabouiller, mais de se sentir unis à nous. Puis, en grandissant, leur deuxième désir profond devient celui d’exister. Avoir une vie, avoir une voix. Pouvoir être compris, et entendu.

Mon message est donc :

Acceptons d'écouter et pourquoi pas, de nous laisser convaincre !


Comment nous sentirions-nous si nous ne pouvions jamais avoir la chance de convaincre qui que ce soit ?

Si aucun argument ne serait écouté ni entendu ?

Si au moindre mot sorti de notre bouche, nous serions flanqués d’un

« ne discute pas ! ».

Je m’imagine le soir, une fois les enfants couchés, prête à me saisir de cette boîte de biscuits au chocolat qui m’a tendu les bras toute la journée… et mon mari qui s’interposerait en me disant « on ne mange pas de biscuit au chocolat après le repas ! Tu n’avais qu'à manger plus au repas. Ne discute pas. Non, c’est non ! ».

ou bien, dans un registre moins pulsionnel et chocolaté …

Je me vois programmer des vacances au soleil, pour toute la famille alors que normalement nous allons skier en Février. Je m’imagine m’approchant de mon mari pour lui faire ma proposition et lui me répondant « Ecoute, j’ai pris la décision que toutes les vacances de Février, nous irions au ski. Un point c’est tout. Ne discute pas ».

Dans une situation comme dans l’autre, j’aurai terriblement envie de pouvoir me faire entendre. D’avoir le sentiment que quelque chose est possible, et que mes arguments trouveront une oreille attentive et accueillante. Je voudrais avoir confiance que j’ai la possibilité de co-construire ma vie et celle de notre famille, que tout n’est pas décidé pour moi et à ma place, et que les gens qui m’entourent sont ouverts à mes propos.

Nous pourrions en parler! Je pourrais prendre conscience que cette boîte de biscuits au chocolat n’est pas mon amie et s’accumule sur mes hanches. Je pourrais aussi mieux accueillir que ce voyage qui me tente, nous pouvons l’organiser quand même, peut-être à Pâques, plutôt qu’en Février… ou l’inverse, si c'est possible!


Alors quand nos enfants nous demandent un morceau de pain ou un bonbon avant le repas.

Et si nous tendions l’oreille pour les écouter? Qu'ont-ils à nous dire?

Permettons-leur d’agencer leurs arguments et de les défendre!

Il s'agit là d'un très bon exercice pour la vie qui les attend, et pas seulement quand il s'agit de bonbons!

A moins que nous ne voulions qu’ils soient obéissants et disciplinés devant tout patron, bon ou mauvais.

N’ayons pas peur d’en parler, de les écouter.

Parler n’est pas décider, il s’agit d’échanger, de verbaliser, de faire surgir à l’extérieur de nous et dans la relation, toutes ces idées qui nous habitent... dans notre tête!

#non #negocier

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