J'ai lu Dormir Sans Larmes pour comprendre le sommeil des bébés...



Il y a des livres qui valent la peine d'être largement diffusé. A mon sens, c'est le cas du livre "Dormir sans larmes", une bible bien construite qui nous explique, à nous parents, ce qui est normal, souhaitable, dangereux en matière de techniques d'encouragement à dormir de l'enfant.

D'emblée, soyons clair, quand je vous dis "encourager l'enfant à dormir" je veux dire dormir comme l'adulte, car comme nous l'explique le Dr Jové, le sommeil de l'enfant, lui, se porte très bien... tant qu'on y touche pas!


Le message central de ce livre :

Débarrassez-vous urgemment des livres préconisant des techniques de dressage au sommeil de l’enfant, que ce soit des méthodes libres ou accompagnées de tableaux! Et ceci pour une simple et bonne raison: La majorité des bébés dorment normalement, et qu'ils ne peuvent pas dormir autrement!

Comment se développe le sommeil de l’enfant

Le sommeil est un processus évolutif.

Ainsi, jamais un bébé ne dormira comme un adulte.

À sa naissance, le sommeil du nouveau-né est dysphasique (en deux phases), ultradien c’est-à-dire sans différence entre les périodes de jour et de nuit, polyséquentiel, c’est-à-dire qu’il se répartit en plusieurs séquences tout au long de la journée, avec une part plus importante de sommeil paradoxal que l’adulte, et un sommeil qui débute directement par la phase paradoxale.

Cette forme de sommeil facilite, satisfait ou accompagne les besoins spécifiques de l’enfant dès sa naissance.

  • La multiplicité des phases de sommeil sans distinction nuit/jour répond aux besoins nutritionnels du bébé, et lui permet d’assurer sa sécurité en maintenant l’attention de la personne qui s’occupe de lui.

  • Les phases de sommeil paradoxal, plus présentes que chez l’adulte, lui permettent de mieux intégrer les apprentissages qu’il fait dans les temps de veille.


C’est à partir du 3ème trimestre que l’enfant développe les autres phases de sommeil, mais toujours selon un rythme bien différent de celui de l’adulte.

En particulier, il se réveille brièvement après chaque heure de sommeil paradoxal.

La maturation du sommeil se déroule jusqu’à six ans.

Le sommeil est perturbé par les étapes importantes du développement de l’enfant (alimentation, marche, contrôle sphinctérien), et surtout par l’angoisse de séparation qui est maintenue par les demandes d'adaptation des parents qui sont largement inadaptée aux besoins de l’enfant.

C’est vers l’âge de six ans que la plupart des enfants règlent tous seuls leurs problèmes de sommeil.

Il faut donc retenir que le sommeil de l’enfant, épuisant pour les parents, est parfaitement adapté à ses propres besoins, qui rappelons-le, ne sont pas les mêmes que ceux de l’adulte.


Ce qu’il ne faut (surtout) pas faire

La Docteure José est complètement claire, il faut renoncer à toute forme de dressage au sommeil.

Ces méthodes peuvent constituer des épisodes traumatiques dans la vie de l’enfant. Le stress qu’elles engendrent a des conséquences sur le développement du cerveau de l’enfant et peut inhiber la production de l’hormone de croissance.

  • Ces méthodes de dressage au sommeil se font passer pour des thérapies du sommeil, et laissent penser que les enfants ont un problème médical qu’il s’agit de guérir. Or il n’en est rien.

  • Elles tendent à faire croire aux parents que l’enfant ne souffre pas de la même manière quand il est petit et que nous n’avons pas à le traiter comme nous aimerions être traités. Ce qui est faux.

  • Elles enseignent aux parents à méconnaître les signaux de l’enfant en préconisant aux parents de ne pas répondre aux appels de leur enfant, qui les manipule ou fait un caprice.


L’enfant se retrouve seul, sans personne pour le soutenir ni lui offrir de sécurité, Il se trouve dans une profonde détresse. Il perçoit un danger impossible à gérer pour lui, et sur lequel il est trop jeune pour se raisonner.

Il n’est pas en train de faire semblant.

L’enfant a besoin de l’adulte pour se sentir en sécurité.

C'est cette sécurité qui lui permet de se développer sainement.

Même si finalement, il devient docile, « l’activation excessive du système d’alarme finit par devenir un problème en soi. Nous savons que le maintien de haut niveau de cortisol peut avoir un effet toxique sur le cerveau et provoquer des pertes neuronales ».

Parmi les séquelles que l’on pourra rencontrer en conséquence du traumatisme généré, on pourra trouver l’anxiété, la dépression, l’impuissance acquise, le syndrome de stress post-traumatique, les troubles de la dépendance affective, les perturbations du comportement comme l’hyperactivité.

Ce que l’on peut faire


Les deux seuls facteurs qui favorisent naturellement le sommeil de l’enfant sont l’allaitement maternel et le cododo ou le sommeil partagé.

  • Le lait maternel contient du L-Triptophane, un acide aminé qui facilite l’endormissement et le fait de téter le sein de la mère est assez fatigant et endort le bébé.

  • Le cododo, s’il est pratiqué comme il faut, permet aux parents et aux enfants de mieux dormir. Il présente aussi d’autres avantages comme celui de diminution des risques de mort subite du nourrisson, de permettre aux bébés de passer plus facilement d’une phase de sommeil à la suivante, de laisser la mère continuer de dormir tout en allaitant son enfant.

Bien pratiquer le cododo signifie que le matelas doit être assez ferme, qu’il ne faut pas couvrir exagérément le bébé, que les parents ne doivent ni être fumeurs, ni sous l’emprise de drogues et d’alcool, et ne pas être obèse.

Conclusion

Pour conclure, la Docteure Rosa José nous recommande de rester réalistes, car les enfants ont des sommeils qui conviennent à leurs besoins, même s’il dérange le rythme de l’adulte. Maintenir une présence bienveillante, douce, à l’écoute de l'enfant est essentiel.

En lisant le livre « Dormir sans larmes » de la Docteure Rosa José, vous avez la chance de comprendre comment se développe le sommeil au fil du temps, de la naissance jusqu’à l’âge adulte, ce qu’il en est de l’inefficacité et des risques des méthodes de dressage au sommeil qui ne font que remplir le portefeuille de leurs auteurs.


En tant que Maman, je sais combien se lever la nuit est difficile.

Les moments où finalement je me sentais le mieux - c'est à dire en accord avec moi-même, avec les besoins de mon enfant et mes propres besoins de repos - ont toujours été ceux où mon enfant dormait proche de moi. Le fait de me lever a toujours ruiné mon sommeil,et rien ne remplace le sommeil réparateur que l'on peut avoir sans enfant.

Si une ou deux fois par semaine, nous pouvons laisser le papa dormir avec bébé (en cas de non allaitement), nous pouvons éventuellement aller nous reposer dans une autre pièce. C'est difficile. Personnellement j'ai généralement préféré rester avec mon bébé. Mais parfois, c'est nécessaire et même utile!


J'ai toujours senti que les méthodes visant à faire dormir l'enfant n'avait rien de naturel. Je pouvais avoir du mal à trouver les arguments convaincants pour convaincre les parents d'y renoncer.

Dormir sans larmes est un livre très accessible, clair, qui formule des réflexions et des conseils bons pour l'enfant et pour la relation avec l'enfant.

Je vous souhaite beaucoup de courage pour passer ces quelques années difficiles, si vous êtes aujourd'hui dans cette situation. Et surtout, si vous avez des trucs bienveillants pour aider les parents qui nous lisent, partagez-les ici!

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